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Article 15/03/2025

Crise financière du groupe Colisée (2023-2025)

Profil du groupe et expansion internationale

Colisée est un gestionnaire majeur de maisons de retraite médicalisées (EHPAD). Fondé en 1976, il a connu une forte croissance ces dernières années, se hissant au 4ᵉ rang du secteur des EHPAD privés en Europe . Sous l’impulsion de Christine Jeandel (présidente de 2014 à 2024), Colisée est passé du statut d’opérateur intermédiaire à celui de « mastodonte » gérant environ 400 établissements pour 32 000 résidents et employant 22 000 salariés . Le groupe s’est beaucoup internationalisé : après l’acquisition d’Armonea en 2019, il est présent dans cinq pays européens (France, Belgique, Espagne, Italie…) ainsi qu’en Chine, exploitant au total plus de 31 000 lits fin 2023 (dont ~195 établissements en France, 94 en Belgique, 64 en Espagne, 17 en Italie et 3 en Chine) . Cette expansion a été soutenue par des investisseurs financiers successifs (Eurazeo PME puis IK Investment). En 2020, le fonds suédois EQT Infrastructure a racheté Colisée (valorisé alors plus de 2,2 Mds€) en prenant une participation majoritaire, aux côtés de la CDPQ canadienne . Colisée s’est même doté du statut d’entreprise à mission en 2021, affirmant son engagement sociétal et la qualité de service, y compris via des partenariats (ex: Doctolib) pour améliorer la prise en charge des aînés .

Un secteur sous tension après 2022

Derrière cette success story, le secteur des EHPAD a basculé dans la tourmente à partir de 2022. Les révélations du scandale Orpea (livre Les Fossoyeurs) ont sapé la confiance du public, entraînant un ralentissement des taux de remplissage dans de nombreux établissements . Parallèlement, l’environnement économique s’est dégradé : inflation des coûts (énergie, alimentation), pénurie de personnel soignant obligeant à augmenter les salaires ou recourir à l’intérim, et surtout envolée des taux d’intérêt qui alourdit le service de la dette . Fin 2022, 55 % des EHPAD (tous statuts confondus) affichaient un résultat déficitaire . Le défaut de paiement d’Orpea a échaudé les prêteurs du secteur, rendant les financements plus difficiles ou plus coûteux . Le Sénat a d’ailleurs lancé en 2023 une mission d’information sur la situation financière des EHPAD, face à la multiplication des signaux d’alerte .

Plusieurs opérateurs privés ont dû prendre des mesures d’urgence. Par exemple, le groupe Medicharme a été placé en redressement judiciaire, tandis que Korian (devenu Clariane) a engagé un plan de refinancement de sa dette incluant la cession d’actifs immobiliers . « Après Orpea et Korian, les EHPAD de Colisée sont dans la nasse », résume la presse début 2025, soulignant que Colisée n’échappe pas aux difficultés sectorielles.

Dégradation des performances en 2023


Colisée aborde cette période avec un endettement élevé hérité de son LBO de 2020. Le groupe a contracté une dette importante pour financer son expansion, ce qui le rend vulnérable lorsque la rentabilité fléchit. Or, c’est précisément ce qui s’est produit en 2023 : Colisée a subi un véritable « trou d’air » en matière de résultats. Son EBITDA (indicateur de résultat d’exploitation) s’est effondré à 106 M€, contre 186 M€ un an plus tôt (une chute de 43 % sur un an) . La conjonction de revenus sous pression (du fait d’un taux d’occupation moindre et d’une politique tarifaire encadrée) et de coûts en hausse a donc fait fondre les marges. Avec un chiffre d’affaires annuel proche de 1,6 Md€ , un EBITDA aussi bas implique une marge d’exploitation très faible et possiblement des pertes nettes une fois les charges financières payées. En conséquence, les flux de trésorerie 2024 ont été négatifs, ce qui a commencé à entamer la trésorerie du groupe (impliquant possiblement un recours accru à l’endettement court terme) .

Au même moment, l’endettement financier de Colisée demeure très lourd : d’environ 1,3 milliard d’euros, soit près de 10 fois son résultat d’exploitation annuel . Un tel levier financier (plus de 12x l’EBITDA 2023) est largement supérieur aux normes habituelles du secteur et insoutenable sans amélioration rapide des performances ou restructuration. Les difficultés de Colisée n’étaient pas forcément visibles publiquement en 2022, mais des signes avant-coureurs sont apparus en 2023 : par exemple, certaines filiales ou entités du groupe ont vu leur capacity de remboursement se détériorer . Dans ce contexte, les actionnaires d’EQT ont commencé à s’inquiéter de la situation de leur investissement.

Changement de gouvernance fin 2024

Face à la dégradation financière, Colisée a opéré un changement de gouvernance à l’automne 2024. Après dix ans à la tête du groupe, Christine Jeandel a quitté ses fonctions. Le 7 octobre 2024, Colisée a annoncé l’arrivée d’Arnaud Marion comme nouveau président . Connu comme un spécialiste des restructurations d’entreprise (il a redressé le volailler Doux, les pianos Pleyel, etc.), Arnaud Marion a été placé à la tête du groupe par le fonds EQT dans le but explicite de redresser la barre financière . Officiellement, le communiqué met en avant la « poursuite de la mise en œuvre du plan stratégique de Colisée » en se concentrant sur la qualité des soins, l’impact social et l’innovation , sans insister sur la situation financière. Mais sa nomination surprise a clairement été interprétée comme le signe que Colisée allait mal .

Dès son entrée en fonction, Arnaud Marion a lancé un vaste plan d’économies pour tenter de redresser un EBITDA en berne . Des coupes budgétaires ont été initiées, tant sur les frais de structure que sur certains projets non prioritaires, afin de réduire les coûts et de préserver la trésorerie. L’objectif affiché est d’augmenter le résultat opérationnel sans compromettre la qualité de prise en charge des résidents. Parallèlement, Marion a entamé des discussions avec l’ensemble des créanciers de Colisée afin de négocier un rééchelonnement des dettes arrivant à échéance . Cette démarche préventive visait à éviter une situation de défaut de paiement en obtenant un report des remboursements (ou une réduction des intérêts) le temps que le plan de redressement produise ses effets.

En interne, les difficultés de Colisée ont également eu des conséquences du côté de l’actionnaire principal. EQT a remanié son équipe française : Thomas Rajzbaum, le partenaire d’EQT qui avait piloté l’acquisition de Colisée en 2020, a quitté la firme en janvier 2025, « faisant les frais du retournement du marché » et de l’échec de cette opération phare . Ce départ, révélé dans la presse, illustre la pression au sommet pour tirer les leçons des contre-performances du groupe.

Restructuration de la dette en 2025 (procédure de conciliation)

Malgré les économies engagées, le niveau d’endettement demeurant trop élevé, Colisée s’est résolu à engager une restructuration financière en bonne et due forme début 2025. Le groupe a demandé l’ouverture d’une procédure de conciliation auprès du tribunal de commerce – une procédure confidentielle de prévention des difficultés permettant de négocier avec les créanciers sous l’égide d’un tiers neutre. Cette conciliation a été accordée et un administrateur judiciaire, Me Frédéric Abitbol, a été désigné pour superviser les discussions entre Colisée et ses créanciers . Sous le sceau de la confidentialité, Me Abitbol pilote désormais les négociations visant à trouver un accord amiable de restructuration de la dette.

L’objectif est d’aboutir à un allègement du fardeau de la dette de Colisée pour rétablir la viabilité financière de l’entreprise . Concrètement, plusieurs leviers sont sur la table : report d’échéances (donner plus de temps pour rembourser), rééchelonnement et baisse des taux d’intérêt, voire abandon partiel de créances ou conversion de dette en capital. Au vu de l’ampleur de la dette (1,3 Md€) et de la faiblesse des résultats 2023, un apport de nouveaux fonds propres apparaît indispensable. D’après les informations de Challenges, le besoin de recapitalisation de Colisée serait évalué à plusieurs centaines de millions d’euros . Cela signifie qu’EQT et les autres actionnaires pourraient devoir remettre au pot, ou sinon laisser entrer de nouveaux investisseurs au capital (par exemple via une conversion d’une partie de la dette bancaire/obligataire en actions).

La procédure étant confidentielle, peu de détails filtrent officiellement. Néanmoins, la presse économique a révélé l’existence de cette conciliation en mars 2025 , insistant sur l’enjeu qu’elle représente : environ 20 000 emplois seraient en jeu en additionnant les effectifs de Colisée en France et à l’étranger . La réussite du plan de sauvetage dépend donc de la capacité à trouver un terrain d’entente avec les créanciers (principalement des banques et fonds) pour réduire le levier d’endettement du groupe à un niveau soutenable . Selon Challenges, « tout dépendra des négociations qui s’engagent avec les créanciers, qui vont devoir alléger le fardeau de la dette » . En clair, les banques créancières de Colisée devront consentir des efforts (réévaluer leurs prêts, potentiellement en perdre une partie) si elles veulent éviter une défaillance pure et simple du groupe.

Notons que l’actionnaire EQT, de son côté, voit dans cette crise un revers majeur en France. Deux de ses grandes participations hexagonales dans la santé sont en difficulté simultanément (Colisée et le groupe de laboratoires Cerba, également en restructuration de dette) . Le cas Colisée est suivi de près non seulement par EQT, mais aussi par les pouvoirs publics français, étant donné la dimension sociale de l’activité (prise en charge des aînés dépendants). Pour l’heure, l’État n’est pas intervenu directement (à la différence d’Orpea qui avait fait l’objet d’un soutien indirect via la Caisse des Dépôts), mais le ministère de la Santé reste attentif à l’évolution de la conciliation.

Réactions du marché et impacts sur les établissements

L’entrée de Colisée en conciliation a provoqué des réactions immédiates chez ses partenaires financiers et immobiliers. Du côté des investisseurs immobiliers spécialisés (foncières, SCPI, etc.) qui possèdent les murs de nombreux EHPAD du groupe, la prudence est de mise. Par exemple, la plateforme Revenu Pierre – spécialisée dans l’investissement en résidences gérées – a annoncé suspendre temporairement les nouveaux placements impliquant Colisée. Elle précise “avoir entamé début 2025 une restructuration de sa dette” et indique attendre septembre 2025 pour réévaluer la situation et reprendre d’éventuelles recommandations d’investissement sur les EHPAD exploités par Colisée . Cette attitude illustre la méfiance du marché tant que l’issue des négociations reste incertaine. Les bailleurs (propriétaires des immeubles) pourraient également chercher à sécuriser leurs loyers via des discussions avec Colisée – par exemple en acceptant d’éventuels étalements de loyers si cela aide le groupe à passer le cap, car ils ont intérêt à éviter des impayés ou une faillite pure et simple du gestionnaire.

En Bourse, Colisée n’étant pas coté, il n’y a pas eu de réaction de marché actions. Néanmoins, on peut noter que les titres obligataires de certains concurrents ont souffert par contagion : les obligations Orpea ou Clariane se sont traitées avec de fortes décotes fin 2022-2023. Dans le cas de Colisée, les créanciers (essentiellement des banques et fonds de dette privés) suivent de près l’évolution du plan de redressement. Ceux-ci pourraient préférer une solution négociée en conciliation (qui préserve la valeur en évitant une procédure collective plus brutale). La présence d’un conciliateur réputé comme Me Abitbol est plutôt rassurante pour parvenir à un accord amiable .

Sur le terrain, les établissements du groupe continuent de fonctionner normalement à ce stade. Colisée a communiqué en interne pour rassurer les directeurs d’EHPAD et les salariés sur le fait que la prise en charge des résidents reste la priorité absolue, et que la procédure financière n’impacte pas le fonctionnement quotidien. Arnaud Marion a insisté publiquement sur la volonté de préserver la qualité des soins malgré les contraintes, rappelant la mission sociale de Colisée . Néanmoins, les mesures d’économies se font sentir : gel de certaines embauches hors soins, rationalisation des achats, report de projets d’extension ou de rénovation non urgents, etc. Les organisations syndicales restent vigilantes quant aux effets de ces économies sur les conditions de travail. En 2023, un conflit social avait éclaté dans un service d’astreinte téléphonique du groupe, les salariés dénonçant une surcharge de travail et des salaires trop bas – signe que la pression sur les coûts était déjà forte. Dans plusieurs EHPAD, les représentants du personnel craignent que la restructuration financière ne se traduise à terme par des réductions d’effectifs ou la non-remplacement de départs, ce qui pourrait dégrader la qualité d’accompagnement des résidents. Chaque incident ou alerte de maltraitance potentielle est désormais scruté de près, l’affaire Orpea ayant sensibilisé l’opinion et les autorités.

Les autorités sanitaires locales et l’ARS (Agence régionale de santé) suivent également de près la situation des établissements Colisée. En France, aucune fermeture d’EHPAD Colisée n’a été annoncée à cause des difficultés financières – ce qui serait de toute façon un dernier ressort, vu le besoin de places d’hébergement. Cependant, si le groupe devait basculer en procédure de sauvegarde ou redressement judiciaire, la continuité de service dans chaque résidence devrait être garantie (par l’État ou par une reprise éventuelle). On n’en est pas là, et la conciliation en cours vise justement à éviter tout impact opérationnel majeur.

À l’étranger, les filiales de Colisée (par exemple en Espagne ou en Belgique) subissent les mêmes contraintes sectorielles : inflation des coûts, difficultés de recrutement de soignants… Pour l’instant, aucune décision n’a filtré quant à une éventuelle cession d’actifs internationaux. Les activités en Italie, Espagne, etc., font partie intégrante du périmètre de restructuration de la dette, et les créanciers comme les actionnaires examinent la situation du groupe dans son ensemble. Il n’est pas exclu que Colisée envisage de se désengager de certains pays pour se recentrer sur ses marchés les plus rentables, mais cela resterait à arbitrer une fois le plan de restructuration financière avancé.

Perspectives à court et moyen terme

Court terme (2025) – Les prochains mois sont décisifs pour Colisée. La procédure de conciliation ouverte au 1ᵉʳ trimestre 2025 fixe un cadre de négociation assez bref (en général, 4 mois renouvelables une fois). L’objectif est qu’d’ici l’été 2025 un accord soit trouvé avec les principaux créanciers. Un tel accord pourrait prendre la forme d’un plan de restructuration de la dette prévoyant par exemple un rééchelonnement sur plusieurs années et une injection de capital frais. Si un consensus est trouvé, Colisée pourrait alors éviter une procédure judiciaire plus lourde. Les observateurs tablent sur une issue d’ici le second semestre 2025 – le cabinet de conseil Revenu Pierre anticipe par exemple une clarification en septembre 2025 . En attendant, le groupe doit continuer à améliorer sa performance opérationnelle : Arnaud Marion va chercher à retrouver des marges en 2025, ne serait-ce que pour convaincre créanciers et actionnaires que le plan de redressement est crédible. On peut s’attendre à une légère remontée du taux d’occupation des lits (les scandales du secteur s’éloignant dans le temps, la demande de places reste structurellement forte) et à des efforts sur la facturation de prestations hors soin, pour augmenter les revenus. Du côté des coûts, la décrue des prix de l’énergie début 2025 offre un peu de répit, mais les dépenses de personnel restent un défi (le groupe devra peut-être négocier avec l’État des financements supplémentaires si les dotations publiques n’évoluent pas).

Parallèlement, les actionnaires d’EQT devront arrêter leur stratégie : soit renflouer Colisée (en réinvestissant massivement aux côtés de créanciers restructurés) pour accompagner un redressement sur quelques années, soit envisager une cession pure et simple si la situation ne peut être redressée à un coût raisonnable. EQT a déjà dû constater que son investissement de 2020 est loin d’avoir été fructueux . Le fonds suédois pourrait accepter de diluer fortement sa participation au profit des créanciers (comme cela s’est fait pour Orpea, dont les créanciers sont devenus actionnaires majoritaires dans le cadre du plan de sauvegarde). Une autre possibilité serait l’entrée d’un partenaire stratégique ou financier extérieur apportant des fonds propres neufs. Aucune annonce en ce sens n’a filtré, mais dans le milieu médico-social, on évoque parfois un rapprochement avec d’autres opérateurs. Toutefois, les trois leaders (Clariane, Orpea, DomusVi) ont eux-mêmes leurs défis et ne semblent pas en position de reprendre Colisée. Une intervention de la Caisse des Dépôts (comme pour Orpea) n’est pas à l’ordre du jour pour un groupe non coté comme Colisée, mais si la situation empirait, l’État pourrait encourager une solution de place pour éviter la chute d’un acteur employant 20 000 personnes.

Moyen terme (2026-2027) – Si Colisée parvient à surmonter la crise actuelle, son plan stratégique devra être ajusté aux nouvelles réalités. D’un point de vue financier, le groupe devrait ressortir avec une dette allégée et un profil plus sain (on peut viser un ratio dette/EBITDA ramené vers 4x ou 5x d’ici 2026, au lieu de 12x actuellement). Cela passera par une discipline financière accrue, moins d’acquisitions agressives et possiblement par la cession d’actifs non stratégiques. Par exemple, Colisée pourrait vendre quelques établissements isolés ou des filiales dans des pays secondaires si cela permet de réduire la dette résiduelle. D’un point de vue opérationnel, la priorité restera de redorer l’image du groupe auprès des familles et du grand public, entachée indirectement par le scandale Orpea. Colisée, qui se veut exemplaire via son statut d’entreprise à mission, devra démontrer que la recherche d’économies n’altère pas la qualité des soins ni les conditions de vie des résidents. Arnaud Marion, dans sa première communication, a insisté sur « l’engagement humaniste » de Colisée et sur l’admiration pour l’héritage de ses prédécesseurs . On peut s’attendre à ce que le groupe renforce ses dispositifs de contrôle interne de la qualité, et communique sur des indicateurs comme le taux de satisfaction des résidents ou le NPS (Net Promoter Score), un indicateur déjà mis en avant pour 2022 (NPS de +44) .

Enfin, le marché des EHPAD lui-même va continuer à évoluer. Les pouvoirs publics encouragent de plus en plus le maintien à domicile et les alternatives, limitant les créations de nouvelles capacités EHPAD . Colisée devra donc consolider l’existant plutôt que compter sur la croissance externe effrénée qui a marqué les années 2010. Une fois sa dette restructurée, le groupe pourrait investir davantage dans la modernisation de ses établissements (beaucoup souffrent de vétusté) et dans la formation du personnel, deux axes cruciaux pour regagner la confiance. À moyen terme, si Colisée réussit son redressement, il restera un acteur important du secteur médico-social, avec une présence internationale certes réduite mais significative. Le chemin est cependant étroit : la période 2023-2025 aura été un sérieux avertissement sur les risques d’un modèle trop financiarisé dans un secteur où la qualité de service prime. La saga Colisée – après celles d’Orpea et de Korian – montre en tout cas que tout un pan du secteur privé des maisons de retraite traverse une crise sans précédent, obligeant à repenser les équilibres financiers et la gouvernance de ces acteurs du bien-vieillir .

Sources : Presse économique (Challenges, Les Échos, L’Informé), presse spécialisée santé (Hospimedia, AgevillagePro), déclarations officielles de Colisée et analyses d’experts. Les informations chiffrées proviennent notamment des articles Challenges (mars 2025) et L’Informé (janv-mars 2025), et des données communiquées par Colisée (via Revenu Pierre et Agevillage) . Ce dossier reflète la situation au 1er trimestre 2025, période de négociation intensive pour assurer l’avenir du groupe Colisée.

Avantages de l'investissement en EHPAD et résidences seniors

L'investissement dans les Établissements d'Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD) et les résidences seniors est une option de plus en plus prisée par les investisseurs cherchant à diversifier leur portefeuille tout en répondant à une demande croissante. Voici un aperçu détaillé des avantages.

Rendement attractif

Les investissements en EHPAD et résidences seniors offrent généralement des rendements annuels nets compris entre 6 % et 7 %. Ces rendements sont souvent plus stables comparés à d'autres types d'investissements immobiliers.

Demande croissante

Avec le vieillissement de la population, la demande pour des logements adaptés aux personnes âgées ne cesse d'augmenter. Cela crée un marché en expansion, offrant aux investisseurs une opportunité stable et durable.

Avantages fiscaux

Les investisseurs peuvent bénéficier de dispositifs fiscaux avantageux tels que le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) ou Loueur en Meublé Professionnel (LMP). Ces statuts permettent de réduire l'impôt sur le revenu grâce à l'amortissement du bien et à la déduction des charges.

Gestion simplifiée

Les résidences seniors et les EHPAD sont souvent gérés par des opérateurs spécialisés, ce qui simplifie la gestion locative pour les investisseurs. Cela inclut la recherche de locataires, l'entretien du bien et la gestion des services.